COMPTE-RENDU 2003
actualisé le 25 avril


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5 et 6 avril 2003 - Tours
6ème Rallye national du Coeur de France


COURSE 3 / 11 ( partants : 97 – abandons : 46 % )
Météo : Grand beau temps - Terrain : Sec - Dégradé
Parcours : Très rapide



Au scratch :

1) Rousselot en 1h41'57
2) Cuoq à 5'57
3) Nantet à 7'37
4) Bonfils à 7'48
5) Roché à 7'50

Deuxième de classe N1 : Course résumée par le pilote

Le Coeur de France est une épreuve que je connais pourtant très bien. Cependant, la malchance qui nous a poursuivi tout le week-end, associée à la régularité exemplaire de David Cailleteau, ne nous a pas permis de réaliser le triplé que nous convoitions pour cette épreuve. Nous nous contentons donc d'une seconde place pourtant promise à Gautier Gerard, s'il n'avait abandonné dans la 1ere spéciale de Chinon.

Voici nos péripéties du week-end :

A la vue de toutes ces voitures enfermées dans le parc fermé et qui attendent sagement leur heure de départ, je ne peux m'empêcher de penser aux éditions précédentes qui s' étaient soldées par l'abandon d'un véhicule sur deux.
Serons-nous demain soir présents dans ce même parc fermé ?
Mes sombres idées s'évanouissent rapidement avec l'arrivée des autres concurrents. Les discussions s'engagent et vont bon train jusqu'a l'heure de pointage en sortie de parc.

Premier tour de clé de contact et rien ne se passe. Le démarreur de la 205 refuse obstinement de fonctionner. Deux commissaires présents dans la zone viennent nous prêter mains forte.
Toussotements sur quelques metres puis le TU24 s'ébroue dans la froideur matinale d'un parc fermé balayé par un courant d'air glacial.

La premier liaison qui nous conduit à Savigny sur Braye est parcouru a vitesse modérée. 60 km de ronronnement monotone sans autre bruit dans l'habitacle auront un effet si soporifique, qu'au départ de la premiere ES de Savigny, j'en loupe le decompte et lâche l'embrayage une seconde trop tôt.
Il faut dire, à ma décharge, que c'est la premiere fois que je prends un départ au feu. Heureusement, le transpondeur de contrôle étant collé sur la vitre arrière de la 205, notre temps fut tout de même validé. Ouf

Tout ce passe bien pour ce premier passage dans la premiere boucle composée des trois spéciales de Savigny, Sargé et Cellé. Nous prenons le commandement des opérations en bénéficiant d'un avantage de 20 secondes sur notre adversaire direct, David Cailleteau.

Apres la pause de midi, la course reprend de plus belle. Si l'ES de Savigny ne nous pose pas de problème, l'ES suivant de Sargé sera catastrophique vis a vis du résultat final.
Alors que notre 205 vole littéralement dans un chemin sinueux complètement défoncé par le passage des grosses autos, d'énormes caillasses percutent la plaque protège carter mais aussi la tringlerie de boite. Cette dernière, pourtant sécurisée au niveau des rotules, se déboite tout de même, juste au moment où je rétrograde. La boite est au point mort... Je gare immédiatement l'auto sur le bas coté. Un autre concurrent est arrêté la pour la même raison. C 'est un peu la panique...
Après un bref diagnostique, Eric monte la voiture sur le cric et je reclips l'élément défaillant. Nous repartons et perdons dans la manoeuvre 3 minutes 30 secondes. Nous rétrogradons alors à la 3ème place de classe, juste devant Cédric Bouffeteau. Gautier Gerard est 2ème de classe.

L'ES suivante de Cellé se déroule parfaitement. Nous passons plutôt fort particulièrement dans le passage des montagnes russes... avant le bourg.

Plus qu'une boucle avant notre retour vers Tours. C'est l'ES de Savigny qui va cette fois-ci connaitre nos périgrinations.
Après le depart, au bout d'une ligne droite à fond de cinq, nous partons en tête à queue dans une enfilade gauche pour droite très sale.
L'arrière de l'auto est descendue dans le fosse, calée le long d'un poteau en béton. La roue avant droite touche a peine le bitume. Tout le couple fout de camp par là...
A force d'insister, le pneu chauffe et reprend du grip. Nous sortons finalement inextremis de ce mauvais pas. Le verdict ne se fait pas attendre. On replonge de 20 secondes.

Les deux dernieres ES avant notre retour en Touraine se déroulent parfaitement si ce n'est le synchro de deux qui commence à donner des signes de fatigue à l'arrivée de Cellé. Il faut dire que l'huile de boite est elle aussi bien chaude, après ces trois derniers passages.

A nouveau 60 km de routier et nous voila dans la spéciale nocturne de Tours. Notre rampe de phare, qui fonctionnait bien lors de son montage à l'assistance, refuse de s'allumer au moment du départ, puis décide brusquement de reprendre du service... Sûrement encore un faux contact qu'il faudra éliminer par la suite.

Dans cette spéciale, l'auto enroule dans tous les virages à gauche d'une manière brutale et surprenante. A la sortie de la spéciale, alors que je me pose la question d'où peut provenir ce défaut de tenue de route, Eric m'indique qu'il faut "cavaler" pour rentrer au parc ferme car le temps imparti est plutôt court. La liaison passe par le centre ville de Tours. Je reporte donc à demain l'examen attentif du train arrière.

Dimanche 6 avril

Le démarreur refuse toujours d'officier dans le parc fermé. Heureusement, les commissaires sont toujours là pour nous aider a pousser l'auto.

Sur la liaison qui nous mène a Chinon, je réalise subitement que notre souci de la veille concernant la tenue de route désastreuse de la 205 n'est autre qu'une crevaison lente à l'arriere droit. Il est déjà trop tard. Le malheureux pneu N00 est à l'agonie. Cette crevaison est directement imputable à notre tête à queue dans Savigny. Il y a d'ailleurs des gravillons entre la jante et le pneu.

Notre équipe d'assistance, composée de Steve et de Gérard, est prévenue à l'avance de notre avarie. Une fois la roue changée, nous attaquons la spéciale de Chinon. C'est le pied au plancher que nous traversons les vignes si chères à Rabelais. Juste avant l'arrivée, sur un très gros freinage pour une équerre gauche, je sens brutalement la pédale de frein s'enfoncer. Je viens de détruire complètement une plaquette sur l'avant gauche. Ce sont pourtant des Ferodo DS3000 mais trois rallyes nationaux auront eu raison de leur endurance.

Voila qui ne fait pas notre affaire car il reste une spéciale à parcourir avant le prochain parc d'assistance. Sans frein à l'avant, il va falloir soulager dans la speciale de Theneuil qui est parcouru dans ces conditions. J'utilise uniquement le frein a main, tout en tentant d'anticiper sur les rétrogradages. Pas question de prendre le risque d'un décollement de garnitures arrières qui pourraient alors se mettre en travers et nous immobiliser définitivement. Dans la manoeuvre, nous perdons une minute pleine.

A l'assistance de Chinon, nous reparons en prélevant l'ensemble disques/plaquettes sur la 205 qui nous sert de mulet en reconnaissance. Tout rentre dans l'ordre. La dernière boucle de ce rallye exigeant et parcouru rapidement histoire de rester dans le rythme et aussi de se faire plaisir.

Au regard de tout ce qui nous est arrivé pendant l'épreuve, vous imaginez que nous sommes particulierement satisfait du résultat et surtout d'être à l'arrivée.

Copyright Team EVAC 2003