Au
scratch :
1)
Rousselot en 1h41'57
2) Cuoq à 5'57
3) Nantet à 7'37
4) Bonfils à 7'48
5) Roché à 7'50
Deuxième
de classe N1 : Course résumée par le pilote
Le
Coeur de France est une épreuve que je connais
pourtant très bien. Cependant, la malchance qui
nous a poursuivi tout le week-end, associée à
la régularité exemplaire de David Cailleteau,
ne nous a pas permis de réaliser le triplé
que nous convoitions pour cette épreuve. Nous nous
contentons donc d'une seconde place pourtant promise à
Gautier Gerard, s'il n'avait abandonné dans la
1ere spéciale de Chinon.
Voici
nos péripéties du week-end :
A
la vue de toutes ces voitures enfermées dans le
parc fermé et qui attendent sagement leur heure
de départ, je ne peux m'empêcher de penser
aux éditions précédentes qui s' étaient
soldées par l'abandon d'un véhicule sur
deux.
Serons-nous demain soir présents dans ce même
parc fermé ?
Mes sombres idées s'évanouissent rapidement
avec l'arrivée des autres concurrents. Les discussions
s'engagent et vont bon train jusqu'a l'heure de pointage
en sortie de parc.
Premier
tour de clé de contact et rien ne se passe. Le
démarreur de la 205 refuse obstinement de fonctionner.
Deux commissaires présents dans la zone viennent
nous prêter mains forte.
Toussotements sur quelques metres puis le TU24 s'ébroue
dans la froideur matinale d'un parc fermé balayé
par un courant d'air glacial.
La
premier liaison qui nous conduit à Savigny sur
Braye est parcouru a vitesse modérée. 60
km de ronronnement monotone sans autre bruit dans l'habitacle
auront un effet si soporifique, qu'au départ de
la premiere ES de Savigny, j'en loupe le decompte et lâche
l'embrayage une seconde trop tôt.
Il faut dire, à ma décharge, que c'est la
premiere fois que je prends un départ au feu. Heureusement,
le transpondeur de contrôle étant collé
sur la vitre arrière de la 205, notre temps fut
tout de même validé. Ouf
Tout
ce passe bien pour ce premier passage dans la premiere
boucle composée des trois spéciales de Savigny,
Sargé et Cellé. Nous prenons le commandement
des opérations en bénéficiant d'un
avantage de 20 secondes sur notre adversaire direct, David
Cailleteau.
Apres
la pause de midi, la course reprend de plus belle. Si
l'ES de Savigny ne nous pose pas de problème, l'ES
suivant de Sargé sera catastrophique vis a vis
du résultat final.
Alors que notre 205 vole littéralement dans un
chemin sinueux complètement défoncé
par le passage des grosses autos, d'énormes caillasses
percutent la plaque protège carter mais aussi la
tringlerie de boite. Cette dernière, pourtant sécurisée
au niveau des rotules, se déboite tout de même,
juste au moment où je rétrograde. La boite
est au point mort... Je gare immédiatement l'auto
sur le bas coté. Un autre concurrent est arrêté
la pour la même raison. C 'est un peu la panique...
Après un bref diagnostique, Eric monte la voiture
sur le cric et je reclips l'élément défaillant.
Nous repartons et perdons dans la manoeuvre 3 minutes
30 secondes. Nous rétrogradons alors à la
3ème place de classe, juste devant Cédric
Bouffeteau. Gautier Gerard est 2ème de classe.
L'ES
suivante de Cellé se déroule parfaitement.
Nous passons plutôt fort particulièrement
dans le passage des montagnes russes... avant le bourg.
Plus
qu'une boucle avant notre retour vers Tours. C'est l'ES
de Savigny qui va cette fois-ci connaitre nos périgrinations.
Après le depart, au bout d'une ligne droite à
fond de cinq, nous partons en tête à queue
dans une enfilade gauche pour droite très sale.
L'arrière de l'auto est descendue dans le fosse,
calée le long d'un poteau en béton. La roue
avant droite touche a peine le bitume. Tout le couple
fout de camp par là...
A force d'insister, le pneu chauffe et reprend du grip.
Nous sortons finalement inextremis de ce mauvais pas.
Le verdict ne se fait pas attendre. On replonge de 20
secondes.
Les
deux dernieres ES avant notre retour en Touraine se déroulent
parfaitement si ce n'est le synchro de deux qui commence
à donner des signes de fatigue à l'arrivée
de Cellé. Il faut dire que l'huile de boite est
elle aussi bien chaude, après ces trois derniers
passages.
A
nouveau 60 km de routier et nous voila dans la spéciale
nocturne de Tours. Notre rampe de phare, qui fonctionnait
bien lors de son montage à l'assistance, refuse
de s'allumer au moment du départ, puis décide
brusquement de reprendre du service... Sûrement
encore un faux contact qu'il faudra éliminer par
la suite.
Dans
cette spéciale, l'auto enroule dans tous les virages
à gauche d'une manière brutale et surprenante.
A la sortie de la spéciale, alors que je me pose
la question d'où peut provenir ce défaut
de tenue de route, Eric m'indique qu'il faut "cavaler"
pour rentrer au parc ferme car le temps imparti est plutôt
court. La liaison passe par le centre ville de Tours.
Je reporte donc à demain l'examen attentif du train
arrière.
Dimanche
6 avril
Le
démarreur refuse toujours d'officier dans le parc
fermé. Heureusement, les commissaires sont toujours
là pour nous aider a pousser l'auto.
Sur
la liaison qui nous mène a Chinon, je réalise
subitement que notre souci de la veille concernant la
tenue de route désastreuse de la 205 n'est autre
qu'une crevaison lente à l'arriere droit. Il est
déjà trop tard. Le malheureux pneu N00 est
à l'agonie. Cette crevaison est directement imputable
à notre tête à queue dans Savigny.
Il y a d'ailleurs des gravillons entre la jante et le
pneu.
Notre
équipe d'assistance, composée de Steve et
de Gérard, est prévenue à l'avance
de notre avarie. Une fois la roue changée, nous
attaquons la spéciale de Chinon. C'est le pied
au plancher que nous traversons les vignes si chères
à Rabelais. Juste avant l'arrivée, sur un
très gros freinage pour une équerre gauche,
je sens brutalement la pédale de frein s'enfoncer.
Je viens de détruire complètement une plaquette
sur l'avant gauche. Ce sont pourtant des Ferodo DS3000
mais trois rallyes nationaux auront eu raison de leur
endurance.
Voila
qui ne fait pas notre affaire car il reste une spéciale
à parcourir avant le prochain parc d'assistance.
Sans frein à l'avant, il va falloir soulager dans
la speciale de Theneuil qui est parcouru dans ces conditions.
J'utilise uniquement le frein a main, tout en tentant
d'anticiper sur les rétrogradages. Pas question
de prendre le risque d'un décollement de garnitures
arrières qui pourraient alors se mettre en travers
et nous immobiliser définitivement. Dans la manoeuvre,
nous perdons une minute pleine.
A
l'assistance de Chinon, nous reparons en prélevant
l'ensemble disques/plaquettes sur la 205 qui nous sert
de mulet en reconnaissance. Tout rentre dans l'ordre.
La dernière boucle de ce rallye exigeant et parcouru
rapidement histoire de rester dans le rythme et aussi
de se faire plaisir.
Au
regard de tout ce qui nous est arrivé pendant l'épreuve,
vous imaginez que nous sommes particulierement satisfait
du résultat et surtout d'être à l'arrivée.
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